Pavillon séquencé

Ma proposition pour le pavillon de projection du film de Jordi Colomer s’est développée autour de trois axes:

  • Système constructif: l’entrecroisement de planches de carton pré-découpés et encochés m’a paru être un système constructif intéressant dans ce cas précis, notamment de par sa simplicité. Cette méthode de tridimensionnalisation d’un ensemble de plans est beaucoup utilisé pour la construction de maquettes ou de mobilier. En plus de sa simplicité constructive, cette méthode offre une approche séquencée de l’objet construit: entièrement opaque vue de face, une constellation d’ouvertures se dévoilent une fois que le visiteur entre dans la structure.
  • La forme, minimale, évoque une coupole de cathédrale. Cette référence à une forme de majestuosité (qui n’est d’aileurs pas recherchée dans le projet) appelle le visiteur à lever le regard vers la coupole, vers la constellation d’ouvertures, et vers l’écran de projection. De plus, cette forme ovoïdale évoque également la forme en coupe de certaines salles de concerts (notamment le projet de salle d’Adolphe Sax)
  • La typologie de projection s’inspire de celle d’un planétarium. Invités à s’allonger sur des coussins disposés au sol, les spectateurs dirigent leur regard vers la cîme de la structure, où ils y trouvent l’écran de projection. 8 enceintes réparties équitablement autour de l’écran dans les trous de la structure projettent le son du film.

Dylan.

MEP - copie

maquette