Une carte sonore

Cette carte est une tentative de transcription qualitative de l’ambiance sonore des alentours du théâtre Nanterre Amandiers.

Le premier constat qu’exprime cette carte est que l’ensemble de la zone peut se parcourir dans une successions d’intérieurs. Du RER à la navette du théâtre, des bus aux cages d’ascenseurs des tours nuages, tout un réseau de véhicules indépendant mais inter-connectés permettent un parcours continu, donnant l’illusion d’explorer une complexe galerie souterraine à une échelle quasi-territoriale.

Le fond de carte (une cartographie du bruit dans la zone du parc) est un rappel ironique à l’approche exclusivement quantitative de l’environnement sonore en milieu urbain. A cette approche, j’oppose des vignettes sonores prises à différents endroits de la zone, présentant un contraste entre une écoute sensible de(s) l’environnement(s) et un relevé objectif du bruit perçu comme nuisance.

Dylan.

carte sonore

Propos d’un jeune sur son bidonville

> Aglaé Sainvet

http://www.ina.fr/video/I13099407/propos-d-un-jeune-sur-son-bidonville-video.html

(source vidéo: ina.fr)

Aux alentours d’un baraquement de Nanterre, un jeune homme issu de l’immigration algérienne regrette sa condition dans ce bidonville. // 10 Février 1966 – 01 min 18s  //

“C’est un destin qui nous est fixé de vivre dans cette boue en ce moment.”

Réouverture Faculté de Nanterre

-Céline Tran

Video : Réouverture fac de Nanterre-Vid  [Source : ina.fr]

Réouverture de la faculté de Nanterre aux étudiants après les premiers évènements de mai 1968


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22 mars 68

[Source : bulletindestravailleurs.over-blog.com]

22 mars 1968:
Le prélude du mouvement étudiant

-Article paru dans “Rouge” du 20 mars 2008-

Le 22 mars 1968, 150 étudiants occupent, jusque tard dans la nuit, le bâtiment administratif de Nanterre. Le Mouvement du 22 Mars est né.

Pour faire face à l’augmentation des effectifs étudiants – qui passent de 215 000 en 1960-1961 à 500 000 en mai 1968, soit une croissance annuelle de 40 000 étudiants –, la construction d’annexes des facultés parisiennes est décidée. Afin de désengorger la Sorbonne, Nanterre est choisie, l’armée ayant cédé 35 hectares de terrain à l’Éducation nationale, à côté du bidonville. En 1964, les premiers bâtiments sont ouverts aux étudiants. Ils sont 1 200 en septembre, 2000 en fin d’année universitaire. À la rentrée 1967-1968, on compte 10 000 étudiants.

Cette faculté est représentative des contradictions des universités : problèmes matériels – locaux trop exigus pour des étudiants plus nombreux –, déséquilibres sociaux – le nombre d’enfants d’ouvriers à l’université, bien qu’augmentant, reste faible (10 %) –, inquiétude sur l’avenir – on commence à reparler du chômage, et notamment du chômage des jeunes. La réforme Fouchet, du nom du ministre qui l’élabore et qui passe de l’Éducation à l’Intérieur, devant entrer en vigueur à la rentrée 1968, le désordre et l’incertitude règnent quant à la transition entre ancien et nouveau système (problème des « équivalences »). Et l’on sait qu’au Conseil des ministres, avec l’appui du général-président De Gaulle, la sélection à l’entrée des universités est mise à l’ordre du jour.

Nanterre Pas Tes Rêves ..

Chloé Lecesne –

Source vidéo INA.FR  :   VIDEO ——->>>> Nouvelle faculté de Nanterre

“Monsieur FOUCHET s’est rendu sur le chantier de construction de la future faculté des Lettres et Sciences humaines de NANTERRE, construite sur le site de l’ancienne halle aux cuirs. Les travaux de montage avancent rapidement : pour la rentrée d’octobre plusieurs amphithéâtres dont un grand amphithéâtre ainsi que plusieurs salles de travail seront prêtes à acceuillir les étudiants. De même au Centre Universitaire du Grand Palais les travaux sont en passe de s’achever.” 09 Juillet 1964 – 01 min 41s – JT 20H

fac_chantier

 

Collage – premières impressions

collage
Il ventait, l’ambiance comme le temps étaient froids. J’ai découvert, au travers les nuages, ces tours à la fois brutales et poétiques, se fondant doucement au paysage. Plus je m’approchais, plus j’avais cette impression de ville vidée. Le cri des corbeaux enlaçait celui des enfants qui jouaient autour du serpent. Comme rarement, je me suis sentie petite à côté de ces longues tiges. Comme rarement, je me suis sentie libre, au travers ces chemins qui me laissaient, à tout moment, le choix de mes arrivées. Je me suis éloignée. J’y ai vu apparaitre, derrière une panoplie d’arbres sans feuille, un théâtre marqué d’un message signifiant. J’aurais eu envie, en passant sur toutes ces courbes, de découvrir une entrée secrète, sous-terraine me menant à la contemplation d’un monde presque imaginaire.

-Camille Laforest